rendre compte des changements dans le quartier vu par les habitants

Le projet "saisir le changement" évolue !


Retrouver la vie quotidienne du quartier, ses habitants et les changements qui s'y font sur un nouveau site : saisir le changement

dimanche 13 novembre 2011

"Saisir le changement", le film réalisé durant l'année 2010

En 2010, Thomas Guedenet du centre Le Lierre et Hervé Creff ont réalisé un court métrage sur le projet Anru à la Côte des roses pour la ville de Thionville.

Le film Saisir le changement, c'est un an de présence dans le quartier de la Côte des roses, à rencontrer les habitants et les acteurs institutionnels réunis autour du projet de réhabilitation urbaine de la Côte des roses.

Le premier immeuble à être démoli pour modifier l'accès du bas vers le haut du quartier a donc été le 1 rue Racine où vivaient encore deux irréductibles quand le film a commencé, deux dames qui ne voulaient pas partir. L'une d'elles a accepté de participer au film et son histoire sert de trame au film. Les élus, les bailleurs et les représentants de la CLCV s'expriment et commentent le déroulement des opérations. Trois jeunes filles, Tiphanie Morgane et Mélyza, expliquent aussi ce qu'habiter là signifiait pour elles et leur sentiment de voir leur ancien appartement détruit.


mardi 4 octobre 2011

Moments partagés à la Côte des Roses

Régulièrement, autour de la maison de quartier, les habitants se retrouvent pour partager des moments de rencontre et de convivialité.

La fête des cultures avant l'été, est bien sûr une occasion de rassembler les habitants, dans leur singularité et de permettre à chacun de rencontrer l'autre. Plusieurs stands sont mis en place et tenus par les habitants, pour proposer des spécialités culinaires (petits gâteaux, thés, pizzas...), pour présenter les particularités de leurs origines (tatouages au henné, livres, images, objets divers, permettent de se faire une idée des différences, et des rapprochements culturels possibles). Une scène propose également des spectacles, comme une démonstration de capoeira, une représentation de danse orientale, un concert de percussions... De nombreux habitants viennent ainsi passer du temps sur la journée et la soirée, créant un moment de rencontre convivial.


Les Pots en terrasse autour de la maison de quartier, permettent principalement aux femmes qui le souhaitent, de se retrouver pour discuter, s'entraider si besoin, partager un goûter, chacune apportant sa contribution. Quand le temps le permet, les arbres offrent une ombre bienvenue pour se poser. C'est au moment de la sortie de l'école que le groupe se sépare. Ces moments, initiés par la maison de quartier, ont la particularité d'être réellement pris en main par les habitantes, qui s'approprient le lieu, et le moment.

Le quartier est peu à peu en train de se modifier, d'évoluer, grâce à la mobilisation de ses habitants, leur participation à diverses activités, ou à leurs initiatives propres.

mardi 27 septembre 2011

Nouvelle démolition à la Côte des Roses

Le 20 septembre 2011, les premiers coups de pelleteuse ont entamé la démolition de l'immeuble 24-26 chaussée d'Océanie et 8-10 impasse Corneille. De nombreux spectateurs étaient venus assister à cet événement; aussi bien des anciens habitants, relogés à présent sur la Côte des Roses ou plus loin, ainsi que d'autres, venus en voisins.





Pour certains d'entre eux, c'est l'occasion de se retrouver, et de se remémorer des souvenirs. Pour d'autres, de faire le point sur les changements qui surviennent dans le quartier. Cette démolition va ouvrir le square Fénelon, qui sera dorénavant la porte d'entrée sur le quartier, visible depuis la chaussée d'Océanie. Le square fait également l'objet d'un projet de réaménagement et de restructuration, qui devrait se concrétiser au cours de l'année 2012.

Pour ceux qui le souhaitaient, cette soirée s'est poursuivie à la Maison de Quartier de la Côte des Roses, en présence du maire et des élus de la ville, pour présenter une maquette réalisée par des enfants de l'école Saint Hubert (le quartier idéal), une exposition de photographies, intitulée « La photo du mois », et un film réalisé l'an passé par le centre Le Lierre, abordant les questions de relogement dûs à cette rénovation urbaine.



A l'occasion de cette démolition, les habitants témoignent de leurs sentiments et de leurs impressions sur cet évènement, et sur le quartier de la Côte des Roses.


Retrouvé cet article sur www.wikithionville.fr

vendredi 23 septembre 2011

Madame Thockler, 15 ans chaussée d'Océanie

Madame Thockler a déménagé du 10 Impasse Corneille au 12 C rue des Vosges il y a deux ans.

Elle a habité chaussée d'Océanie pendant 15 ans.

Ses parents s'étaient installés à la Côte des roses en 1972 et sa mère habite encore aujourd'hui un appartement sur le square Fénelon qui sera bientôt réaménagé.

Des travaux de réhabilitation ont été réalisés et ce n'est pas du luxe car, d'après Madame Thockler séniore, à l'époque des fenêtres en bois « on chauffait les pattes des canaris! »

Sur le Square Fénelon, Madame Thockler regrettait déjà les jeux à bascule qui ont disparus il y a longtemps, alors quand elle apprend que le Square va changer elle se dit que cela pourrait faire revenir un peu d'animation.

Mme Thockler est partie travailler à Paris en 1987 et est revenue à Thionville en 2004. En 2005, elle emménage dans son appartement de l'impasse Corneille, mais elle songe rapidement a changer car l'appartement est petit et ses deux petites filles commencent à grandir. Elle s'apprête à appeler Mme Berbache de Batigères, mais le hasard fait que celle-ci la contacte au même moment et l'informe que dans le cadre du projet de rénovation urbain du quartier, son immeuble doit être détruit et Mme Thockler va devoir être relogée.

Madame Thockler a été assistante maternelle pendant 10 ans. Elle aime beaucoup s'occuper des enfants, mais elle reconnaît que les pratiques changent. En 2008, elle se forme pour être assistante de vie, mais elle a des difficultés à trouver du travail. Elle constate un décalage entre l'enseignement et la pratique.

Aujourd'hui, elle garde des enfants chez des particuliers. Elle est contente, d'autant plus qu'elle s'entend très bien avec ses employeurs et que ceux-ci habite tout près de chez elle.

Mme Thockler est maintenant domiciliée rue des vosges, près de la Miliaire, dans une petite maison mitoyenne. La maison est agréable. Elle est calme, alors que dans son ancien appartement « les murs étaient en papier à cigarette. » Elle a un petit jardin, une terrasse et les voisins sont sympa. Elle connaît très bien sa voisine car celle-ci habitait également le 10 impasse Corneille, au 4éme étage. D'ailleurs, beaucoup de personnes habitants maintenant son quartier viennent de la côte des roses.

Le quartier est agréable. Il y a des commerces a proximité et l'école pour ses filles est à deux pas. Madame Thockler a apprécié que Mme Berbache tiennent compte de ces critères quand elle lui a proposé ce logement, sachant qu'à l'époque elle n'avait pas le permis de conduire.

Elle ne regrette pas certains aspects de son ancien quartier : les jeunes qui passent à toute heure, le bruit du parking, parfois quelques voitures brûlées. Mais elle reconnaît que son nouveau quartier est parfois trop calme. « Ce qui manque, c'est surtout les copines » confirme Eloïse, sa fille aînée de 14 ans. Elle y retourne parfois pour les revoir.

Mme Thockler aimerait bien que sa maman change également d'appartement. Mais celle-ci est attachée à rester à l'endroit qu'elle occupait avec son mari récemment décédé. Elle ne sort plus beaucoup, mais Mme Thockler va souvent lui rendre visite et c'est à elle que les voisins demandent des nouvelles. Notamment Joseph, 80 ans, qui lui dit qu'en ce moment dans le quartier « c'est le changement total! »


Le quartier est en pleine transformation. Déjà la rue Racine a un nouveau visage et le nouvel axe traversant de la Maison de quartier au Square Fénelon est en train de se dégager.


Aujourd'hui, c'est la Chaussée d'Océanie qui est donc en train de connaître une évolution, avec la démolition de 8/10 impasse Corneille et 24/26 chaussée d'Océanie.


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mardi 13 septembre 2011

Je m'investis pour mon quartier












Régulièrement à la Côte des Roses, l'association Passage, la médiatrice de quartier Paola Morelli, et Moselis (dans le cadre de sa Bourse Projet Jeunes), proposent des actions de sensibilisation à l'environnement et à la propreté. Une forte participation volontaire des jeunes du quartier marque ces mobilisations.

Le 25 mai, avait lieu une de ces actions à la Tour de la Bécasse. A cette occasion, en plus des actions de nettoyage, les jeunes du quartier ont fait du porte à porte afin de sensibiliser directement les habitants, grâce au message suivant :

« Bonjour, nous sommes des jeunes de la Côte des Roses. Merci de nous consacrer quelques minutes. Nous rendons visite à tous les locataires avec l'association Passage. Nous menons aujourd'hui une action citoyenne à la Bécasse : « je m'investis pour mon quartier », concernant la propreté de l'environnement. Nous faisons équipe avec la médiatrice de quartier, la ville et Moselis. Nous rappelons d'éviter de jeter les saletés par la fenêtre, les encombrants et des déchets partout, par mesure de sécurité et d'hygiène. Beaucoup d'actions de propreté se déroulent aujourd'hui à la Tour de la Bécasse. Toute la journée, tout le monde s'y met pour un quartier propre : décapage de la cage d'escaliers, nettoyage à haute pression des abords, nettoyage des pelouses, enlèvement des encombrants, sensibilisation aux incivilités. Un stand est placé au pied de la Tour de la Bécasse. Venez nous rejoindre, vous y trouverez des informations sur le tri sélectif. Nous vous remettons cet autocollant et nous vous demandons de bien vouloir signer en gage d'adhésion à notre action, cette charte du citoyen responsable. »

Cette action avait déjà été menée à la Tour du Chevreuil, et le 22 juin, c'est à la barre de la Perdrix que se sont retrouvés les volontaires. Lorsque l'on demande aux enfants pourquoi ils participent à ces actions, ils évoquent plusieurs raisons : « pour que les gens fassent plus attention », « pour faire des choses ensemble ». Même la pluie n'a pas empêché l'action à la barre de la Perdrix de bien se dérouler : « Au début les jeunes étaient 7 volontaires. Maintenant, ils sont 21 » souligne Djilali, de l'association Passage.

Paola Morelli, la médiatrice de quartier constate « un vrai changement dans le haut de la Côte des Roses, un quartier beaucoup plus propre depuis le début des actions. On mesure la différence. Nous avons des locataires relais en éveil contre les incivilités. Des gens qui habitent le quartier et qui disent que depuis, ça change un petit peu, et ils surveillent, ils veillent au grain. Les habitants et les jeunes en parlent entre eux, dans les commerces, sur le quartier, dans les associations... L'idée étant de rassembler un maximum, tous ceux qui veulent se joindre à nous seront les bienvenus. Le nombre des encadrants a augmenté, en plus du nombre de jeunes, il est passé de 6 à 10. Et 66 familles nous ont ouvert leurs portes pour répondre aux questionnaires concernant le tri sélectif, et pour signer notre charte. La nouveauté, c'est que ce sont les habitants eux-même qui commencent à prendre en charge l'image de leur quartier.»

Pour Valérie, habitante de la Côte des Roses, et participante active à ces journées de sensibilisation, « ce sont les jeunes l'avenir du quartier, ce sont eux qui doivent s'investir pour changer l'image de notre quartier. C'est avec des actions comme celles-là que l'on déclenche des initiatives individuelles qui font évoluer la Côte des Roses ».

La prochaine action aura lieu le 21 septembre à la Tour de la Bécasse.


action environnement Côte des Roses par saisirlechangement


mardi 26 juillet 2011

Le point sur les travaux...

Rencontre avec le service urbanisme de la ville de Thionville, pour faire le point sur les travaux de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) à la Côte des Roses.
Marylène Duc et Bérangère Richard.

C'est le mail piétonnier réalisé en 2007. Auparavant tout était fermé, et on avait juste une petite liaison sur le côté pour pouvoir accéder aux écoles. On a tout ouvert. Et le mail piétonnier qui a été fait dans un premier temps, c'est pour faire le lien sur tout l'ensemble du quartier. Le plan directeur initial, c'est de pouvoir relier la côte du haut, de la tour du Chevreuil, à la chaussée d'Océanie, et voire même de faire un marquage spécifique sur la chaussée d'Océanie. C'est ce qui a été modifié dans un premier temps dans les espaces publics, avec un marquage spécifique au niveau du sol et ce marquage spécifique on le retrouve sur l'ensemble du mail. Nous y avons aménagé des bancs, plutôt rudes mais faciles à entretenir. Et enfin, Batigère, le 25 Octobre 2010 a détruit ces deux entrées, le 1-3 rue Racine, ce qui permet d'avoir une toute nouvelle perspective très intéressante d'ouverture, ce qui était la vocation première de cette démolition. Cela donne accès aux commerces, qui sont le plein coeur du quartier.


Nous avons requalifié la rue de la Perdrix en 2009. Alors, il y avait plusieurs objectifs : d'une part de continuer la place qui avait été faite devant la maison de quartier, et qui est la continuité du mail, sécuriser la traversée vers la côte du haut, avec un ralentisseur, et le marquage spécifique du mail que l'on retrouve là. Et d'autre part, les stationnements étaient initialement du côté de la maternelle, alors qu'ils étaient utilisés par les habitants de la barre de la Perdrix. Nous les avons donc mis du côté des habitations, pour une meilleure fonctionnalité. Quant à la tour, sa vocation, c'est d'être démolie, ce qui devrait se faire à la fin de l'année 2011 si toutes les familles sont relogées. A la place même de la tour, il n'est pas prévu de reconstruction, mais à l'arrière, il y aura des nouvelles maisons individuelles faites par Moselis, sur le chemin du Coteau. Le reste de l'espace sera à aménager.


L'hôpital Bel Air génère beaucoup de flux de voitures, et cette problématique est donc prise en compte sur l'ensemble du quartier pour gérer le nombre de stationnements.


Voici l'autre partie de la barre de la rue Racine. Alors que les entrées 1-3 ont été démolies, cette partie sera réhabilitée. Et la particularité de cette réhabilitation, c'est que les entrées qui se faisaient dans la rue Racine, se feront dorénavant dans la rue Saint Hubert. Cette tranche des travaux se fera après les réhabilitations du square Fénelon.



Pour les commerces, le projet est en cours. Les travaux se feront avec un seul transfert des commerces pendant la démolition. Mais certains aspects sont encore en cours d'étude. Par la suite, il y aura les commerces au rez de chaussée, et des logements à l'étage.



Les immeubles sur la chaussée d'Océanie qui bordent le square Fénelon, vont être démolis. La reconstruction de 77 logements est prévue, à la fois sur du privé et sur des logements sociaux, afin de donner un peu de mixité. Pour l'instant, il y a 60 logements dans la barre de la chaussée d'Océanie. Le square Fénelon va donc être aménagé sur une zone plus large, grâce à la démolition de la barre Corneille, encore une fois dans l'idée d'ouvrir le quartier. Pour l'instant, un paysagiste conseil travaille sur les possibilités du réaménagement du square. Son travail sera présenté aux associations du quartier, afin d'avoir leur retour, avec une réunion sur site, puis dans un second temps, nous consulterons les habitants pour savoir ce qu'ils imaginent sur le square.


Les jardins partagés de Valérie.

Valérie habite à la Côte des Roses depuis dix ans.

Elle a mis en place au pied de son immeuble, sous ses fenêtres, un jardin partagé où poussent des fraises, des citrons, des aromates (persil, menthe...) et des fleurs. Avec cette expérience, elle a contribué à inciter ses voisins à plus de partage et plus de respect des abords de la Tour.

Forte du succès de ce jardin, elle a demandé une parcelle à fleurir à la ville, qui la lui a préparée. Les enfants de la Tour ont à chaque fois participé aux semailles et à l'entretien de ces jardins.

Des initiatives individuelles qui permettent à la Cote des Roses de changer de visage petit à petit...

Valérie expose les tenants et aboutissants de cette expérience pour reverdir la Cote des Roses ; expérience qui devrait se développer plus largement, au vu de la demande croissante pour ces parcelles vertes et partagées.



lundi 6 juin 2011

Côte des roses : réalisation d'une fresque à la Maison de quartier

Encadrés par un animateur de la Maison de quartier, des jeunes de la côte des roses ont réalisé une fresque représentant le quotidien de leur quartier.





Après un travail de réflexion et de dessin pour mettre en forme leurs idées, ils ont utilisé la technique de l'aérographie pour peindre la fresque. Le travail s'est déroulé avec l'intervention de Hassen Touati, artiste peintre.


Les jeunes ont souhaité repésenter la tour de la Perdrix, qui devrait être démolie fin 2011 dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier, mais dans laquelle beaucoup de leurs amis ont habité.


fresque par saisirlechangement




Article publié sur wikithionville.fr

vendredi 29 avril 2011

Alain Watier, aller jusqu'au bout

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Alain Watier fait partie d’une grande famille : il est le dernier des huit enfants que sa mère a eu. Alain est un enfant de la côte, il allait à l’école St Hubert et ici il connaît tout le monde. Madame Watier est arrivée à la chaussée d’Océanie en 1970 avec son deuxième mari et puis impasse Corneille quand la famille Watier s’est agrandie.



bientôt le square Fénelon aura accès direct sur le carrefour

Alain vit encore là avec sa mère mais plus pour longtemps : il vient d’être relogé dans le cadre de l’Anru, l’immeuble va être démoli bientôt. Batigère leur a proposé un appartement rue du pic-vert, à deux pas de là. Alain et sa mère ont accepté car l’appartement est plus grand et Batigère s’est engagé à faire les travaux qu’ils ont demandés.

Côté rue, vue sur la pharmacie, du passage toute la journée, côté cour, celle de l’école sous la fenêtre de la cuisine. Madame Watier ne risque pas de s’ennuyer, il y aura toujours de quoi se distraire à la fenêtre.

Si ce qu’il a demandé comme travaux est réalisé ça ira.

Alain adore les oiseaux, le seul problème serait de savoir si ceux qui ont l’habitude de venir manger sur le balcon vont suivre ! De toute façon, ils vont démolir là où il habite et ce n’est pas du luxe car tout est vieux ou bien ne fonctionne plus : les radiateurs trop petits dans les chambres, le système électrique défaillant. L’éclairage du salon faisait sauter les plombs en permanence. Alain, faute de réparation, a du installer un plafonnier branché dans une prise pour avoir de la lumière.



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alain, sa mère et son amie avec madame Berbache , rue du picvert



Alain est au chômage depuis un an et c’est pénible de rester sans activité, sans pouvoir mettre en œuvre ce qu’il a appris à faire. Il se sent inutile. Son parcours professionnel avait commencé par la vente et après son CAP-BEP, il est devenu rapidement chef de rayon, puis gérant de la halle aux chaussures pendant trois ans, jusqu’à la fermeture.


Ensuite Alain a travaillé chez Auchan à Cambrai mais au bout d’un an, il se sentait trop isolé et il s’est fait muter à Semécourt. De là il est passé à Géric mais cette fois, c’est lui qui est parti. Il s’est formé comme plâtrier plaquiste enduiseur chez LGP à Talange mais cela n’a duré qu’un an, la boite a fait faillite. « Trop de chantiers, de beaux chantiers mais pas assez de bonhomme ». C’était en 93 mais Alain est doué pour ce métier et jusqu’à octobre 2010, il a continué, en changeant régulièrement d’employeur, en cdd ou en intérim.

Alain a aujourd’hui quarante ans et en décembre, il a déposé un dossier d’aide financière à pôle emploi pour le projet qu’il a en tête. Alain veut retravailler en contact avec les clients et ouvrir un snack où on mangerait de tout. Alain a le sens du défi et de l’expérience.

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A l’âge de sept ans il a failli perdre la vie en tombant : le coup du lapin. Il a passé de longs mois en corset avec une minerve autour du cou et il aurait très bien pu être exempté de service militaire. Mais non, pour se prouver à lui-même et à son frère aîné qu’il en était capable, il a fait son service, un an soldat et il est devenu tireur d’élite. Classe 89/06. Il tirait déjà à l’arc quand il était jeune, dans les fossés de Cormontaigne. C’est un don qui lui vient de sa mère qui ne ratait jamais sa cible à la foire. Après ses classes, il a parcouru le pays pour des missions de protection et de surveillance. Ce sont de bons souvenirs, une nuit sur une plage en corse, la base hélicoptère de la Latte à côté de Châteauroux. Et il a fait les trois sauts en parachute de sa préparation militaire. Il voulait prouver aux médecins et à lui-même que ça n’allait pas l’arrêter. Alain a quelques séquelles, il a pris une goupille de grenade mal dégoupillée dans la nuque mais à part quelques légers vertiges parfois et douleurs d’arthrose, il va bien, « tant qu’il peut mener une vie normale, l’important est d’aller jusqu’au bout. »






article publié sur wikithionville









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